L'histoire du village

   

 

Son blason

La description du blason du village fournie par la commission d'héraldique est la suivante : "Burelé de sable et d'or de seize pièces, au chevron ondé d'argent, aux trois bottes de cresson au naturel".

Le blason fut créé il y a quelques années seulement. Les trois bottes de cresson symbolisent la cressiculture, le chevron d'argent figure l'Essonne et les couleurs sont celles de la famille de Veres, anciens seigneurs du village.

 

 

Son église


La paroisse et son église, dédiées à saint Martin de Tours, ne sont pas très anciennes. On ne les trouve mentionnées qu'à partir du 12e siècle. Le modeste édifice, qui peut être presque considéré comme une chapelle puisqu’elle ne mesure que 20 mètres de long sur 5 mètres de large, abrite dans son chœur les 3 dalles  funéraires  des  anciens  seigneurs  de  Vayres.  L’une  d’elle, celle  de  Jeanne Le Joannet, épouse de Philippe de Veres, deuxième du nom, est classée  « monument historique » depuis 1911.

 

eglise

L'église au début du XXe siècle et aujourd'hui

 


Le clocher carré à 2 étages abrite la cloche « Clémentine Pierre » depuis le 8 avril 1860. Quant au coq , il a été remplacé le 1 octobre 1988. La sacristie enfin, récemment repeinte par la nouvelle municipalité, date de 1680. Les dalles funéraires des anciens seigneurs de Vayres ont été relevées, et sont exposées dans la nef de l’église. Une crypte existerait sous l'édifice mais l'accès (dans le parc du château ?) est perdu.
Le retable de saint Martin de 1689, dont une partie a été dérobée, les fonds baptismaux en forme de navette, la bannière de procession représentant la Vierge, la chaire et le auvent rustique ajoutent de l'intérêt à l'ensemble.

 

 

chaire
La chaire du 17e siècle   Les fonds baptismaux du 15e siècle    

   La bannière de procession en soie brodée

(19e et début du 20e siècle)

     
dalle tombe choeur
Les dalles funéraires des seigneurs de Vayres  La dalle funéraire de 2 chevaliers et leurs femmes Le choeur de notre église

                                                                                                                                                                                                            

         

 
Son château

 

chateau

 

Le château, réalisé par Olivier Le Daim (conseiller de Louis XI), n'était qu'un hôtel modeste au XIVe siècle. Rien ne permet de le dater avec précision. Il fut brûlé en 1588, et reconstruit sans tarder par Jean Huault, qui y résidait souvent. Son architecture fut souvent remaniée par ses divers propriétaires, perdant ainsi son aspect original.


Le château actuel de 1920, construit à l'emplacement d'un château primitif du 14e siècle, est encadré de tours de 1930. Il a servi de collège privé avant de devenir Institut Médico Pédagogique Professionnel (IMPro). Il abrite une chapelle de 1305, construite par Jean de Veres, dévastée pendant la seconde guerre mondiale. L'extérieur a été restauré en 1970 et des ateliers de menuiserie furent installés à l'intérieur. Le clocheton est toujours équipé d'une cloche de 1717. Le colombier, privilège réservé au seigneur, date du 15e siècle.

 

 

colombier chapelle tour
 Le colombier   La chapelle  La tour de 1930  

 

  

 Vayres d'hier et d'aujourd'hui


Il existe plusieurs lavoirs à Vayres sur Essonne qui se situent surtout dans les propriétés de la rue de la Ruchère et de L’Eglise. Les principaux sont le lavoir communal créé au nom de l’hygiène publique au milieu du 20e siècle, à la fontaine de la Hotte, adossé à l’ancienne laiterie, près de la place du Tilleul, et le lavoir de la fontaine Sainte-Anne, rue de l’Eglise.

 

lavoir

 Le lavoir

 

Par le passé, Vayres sur Essonne possédait 2 moulins : le grand moulin de Vayres et le moulin de « Mocque-Souris ». Le 1er, se trouve sur la rive gauche de l’Essonne à Boutigny. Aujourd’hui modernisé, il est confondu avec celui de Boutigny, ne formant plus qu’une seule propriété. Le 2e ne tournait pas sur l’Essonne, mais sur « la Petite Rivière », dans la propriété du château de Vayres sur Essonne. Malheureusement, il n’en reste aucun vestige aujourd’hui.

 

moulin

Le moulin d'antant et d'aujourd'hui

 


Jusque dans les années 60, il existait un hôtel/café près de la mairie, le café Dupeu. C'est aujourd'hui une habitation, mais il subsiste encore quelques souvenirs du vieux café.

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 Le café Dupeu

 

Tout comme l'épicerie, aujourd'hui devenue habitation, qui se trouvait à côté d'un autre café sur la place du Tilleul. Le café est resté en activité jusqu'en 2017.

 


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  La place du Tilleul

 

L’électricité à été installée dans le village en 1924 – 25. Quant à l’eau courante, elle ne date que de 1962, auparavant l’eau potable provenait des nombreuses fontaines et puits de Vayres

 

 

 Les anciens métiers au village


La cressiculture a toujours occupé une place importante dans la commune. Sans elle, notre village se classerait sûrement parmi les plus pauvres du département.

 cresson

Une livraison de cresson partant des cressonnières de la Roche

 


En 1880-81, près de la fontaine de la Hotte, s’est établi une laiterie. Chaque matin, les laitiers allaient quérir le lait des fermes des environs, qui était traité dans l’après midi, pour assurer au mieux son transport. Il était ensuite conduit en gare de Boutigny où il remplissait un ou deux « wagons à lait » afin de gagner la capitale où il était vendu dans la matinée du jour suivant.

 

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 La laiterie hier et aujourd'hui

 

En 1930, les camionnettes permirent d’étendre la zone de ramassage. Très active alors, la laiterie traitait quotidiennement 400 pots de lait de 20 litres chacun ! Mais à compter de l’année 1944, son activité se réduisit de plus en plus : en une journée, elle ne produisait plus que 25 pots de lait…
La réduction de son activité l’amena donc à sa disparition.

 laitiers

Les laitiers vers 1930

 


Vayres comptait dans le temps deux moyennes exploitations agricoles : le ferme du château et la ferme Hauquelin, ainsi que quelques petites exploitations. Les fermes du château de Belesbat, à Courdimanche, exploitaient plus de 80 ha sur notre commune. Les principales cultures étaient les céréales, les betteraves, les pommes de terre et les fourrages. Aujourd'hui, la majorité des terres agricoles vayroises sont exploitées part des agriculteurs extérieurs.

Autrefois, plusieurs cultures furent tentées à Vayres : Les haricots, les lentilles, le seigle, le méteil, les asperges, l'osier, la vigne , le lin, le chanvre... Autant de cultures qui ont cessé soit par manque de main d'oeuvre, soit à cause du sol trop pauvre... Seul le chanvre reprend doucement grâce au développement de la filière chanvre dans les matériaux d'isolation biosourcés. 

 

ferme chateau
   La ferme Hauquelin en 1920       La ferme du château

 

                                                                                                                                         
Le cheptel a toujours été très faible. Autrefois, les particuliers possédaient une ou deux vaches, un cheval ou un âne pour leurs travaux personnels, des poules. La ferme Hauquelin élevait une quinzaine de vaches et fournissait ainsi du lait à la population.


Vayres abritait aussi trente ou quarante ruches jusqu'à la dernière guerre. Aujourd'hui, il n'en subsiste plus que quelques unes.

 


L'aviculture à Vayres

 

 aviculture

 

 

Depuis 1948, une scierie s'était installée au croisement de la route nationale 449 et du C.G.C 153. Elle débitait planches, poutres et madriers, destination Paris et environs. Elle ferma ses portes le 31 décembre 1966.

 

scierie

 

 
Autrefois, les principales carrières de grès étaient à "Misery", aux "Fonds de Mousse", aux "Roches plates", à la "Tagoterie" et à la "Grande Vallée", aujourd'hui fermées. Celles des Roches de Misery classaient notre commune parmi les localités de la vallée de l'Essonne productrices de pavés et de bordures. En 1889, 80000 pavés et 1800 mètres de bordures furent tirés de Vayres! De nos jours, toutes les exploitations ont cessé leur activité. La dernière était située sous le Petit Rocher, à la sortie de Vayres direction Etampes.

 

Des requins à Vayres!


Et oui ! mais il y a plus de trente millions d’années….
Une découverte de fossiles datant de l’époque du Stampien a été faite dans la carrière de la Roche-Cassée lors de l’exploitation de celle-ci.
Par la quantité et la qualité des fossiles retrouvés, les spécialistes du patrimoine géologique ont pu reconstituer un peu mieux encore le paysage de la région à cette époque où peu d’ éléments aussi bien conservés sont d’habitude retrouvés.
(en effet ,à partir des fossiles d’animaux aussi divers que des tortues, des raies, des requins, des dugongs, des oiseaux et même des petites gazelles les scientifiques sont capables de reconstituer un paysage côtier, boisé et marécageux).

Il faut savoir que d’autres découvertes on déjà eu lieu à proximité du village.
Ainsi ,dans les années 1946-48 , Mr Lagoubie, carrier au lieudit « les Roches Plates », avait découvert sous de grosses roches ,des dents et des os d’animaux ainsi que des fragments de poterie ,présumés de l’époque néolithique.
Puis en 1967 ,Mr Broggio, exploitant de carrière également , au lieudit « sous le petit rocher », découvre des ossements humains et des débris de poteries datant probablement de la période dite de la « Tène », l’âge de fer.
La même année, aidé de Mme Cazaubon qui alerte des spécialistes, il découvre le fond d’une tombe avec quelques bijoux en fer et des poteries. Une autorisation de sondage ,délivré par le service des Antiquités historiques , permet jusqu’en 1970 de mettre à jour une nécropole avec quelques objets et des squelettes confirmant la date présumée de la fin de l’époque « Tène I ».

 

Conclusion : si en bêchant votre jardin ou en vous promenant vous découvrez des os ou des dents de poissons, pas de panique !
C’est le passé lointain qui ressurgit !

Source d’information : le livre de Roger Bailly « Trois villages sur Essonne à travers les siècles ».Source d’information pour la découverte du Stampien : Article « Abeille du parc » printemps 2002